Comme une fausse note !
Augustine, Auguste,
Une Once, Un Grain,
Sa Voix, Son organe,
Charlotte aux légumes, Baba au rhum,
La Petite Fille Aux Allumettes, Le Garçon En Pyjama Rayé
….. , Fiston,
Mon Amour,
Lecteurs Chéris,
Pierre, samedi huit janvier deux mille onze, quatrième étage mon appart.
Aujourd’hui j’ai reçu la visite d’Augustin Presler, si !
Il est venu me présenter ses meilleurs vœux pour cette année qui commence, re-si !
Et d’ajouter, « Nous ne pouvons pas vivre l’un en face de l’autre, dans le même immeuble sans plus nous adresser la parole, alors que nous avons un intérêt commun ! » triple-si !
Et four-si, « Si nous voulons éclaircir le mystère The Vache, il faut unir nos efforts » comme je vous le dis !
Il y avait quelque chose de sincère dans sa voix, c’était première fois depuis que je le connaissais, que je percevais chez lui une once d’humanité.
Mais il y avait aussi quelque chose d’indéfinissable qui me dérangeait, un truc qui clochait, comme une fausse note ! Sans que je ne puisse mettre un mot ou un nom dessus.
Mon Colonel fit, « Ha, ha, ha, mon verre se brise comme un éclat de rire, il ne sert à rien de clocher devant un boiteux ! »
À méditer ?
Qui est responsable ?
Ma locataire du Sixième, Le Locataire d’à Côté,
Madame Luidgi, Luis Le Luidgi,
Marie-Noëlle, Mon P’tit Père,
Ma Cabane, Mon immeuble,
Ma Cour, Mon Hangar,
Mon Ētable, Mon Bœuf,
Ma Vacherie, Mon Âne,
Mon Amour, Fiston,
Lecteurs Chéris,
Le Pierre-Fouettard !
Mon appartement, quatrième étage, fenêtre sur cour.
Comme tous les ans depuis que les Luidgi sont les concierges et que les ans font, la cour de mon bel immeuble est tout entière dévouée à la nativité, si !
Cette année le sapin « plus grand que d’habitude » trône au milieu de la cour. Il est relié aux quatre façades par de longues branches lumineuses. La cabane de jardin, la « green » cabane de cour, est devenue cette année une « crèche » géante, si je vous assure.
Et invitée d’honneur, la neige !
D’ici, ma cour ressemble à une carte de vœux à dix euros au profit des petits nécessiteux de monsieur le curé qui est si brave avec les créatures etc.
Mais c’est la neige qui tient la vedette, sur toutes les lèvres il y a des « les trains ne circulent plus » des « pas de bus non plus » et « les avions sont cloués au sol » ou « toutes les routes sont bloquées » patati « et personne ne fait rien » patata « tout le monde se rejette la faute » gnagnagna « mais qui est responsable ? » ha, oui « qui, qui, qui ? ».
Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, Lecteurs Chéris, en vérité je vous le dis, depuis les siècles des siècles, depuis que le monde est monde, avec ou sans le petit Jésus, avec ou sans le Père Noël, avec ou sans chef de service de déneigement du territoire ou ministre des transports. Il est une fois par an une saison magnifique pour certains ou exécrable pour d’autres, qui s’appelle l’hiver, si !
Et rien ni personne ne peut y faire quelque chose.
J’ai ouï dire que certains députés ou parlementaires en fin de carrière et en mal de n’avoir pas « encore » pu écrire leur nom en capitales dans les publications du canard officiel, afin de se garantir un ticket pour la postérité, légiféraient en secret pour abolir définitivement l’hiver, si !
Lecteurs Chéris sachez ceci ; ce n’est que de la NEIGE ! Et ce n’est pas grave parce que c’est L’HIVER !
Et pour ceux qui auraient des réclamations à faire, qu’ils envoient un mail directement au bon dieu. (Vu que je le connais pas perso, je peux pas vous donner son @.)
Quoi qu’il en soit, croyant, mécréant ou athée, ânes, veaux, bœufs et cochons, Mademoiselle Georgette, Mam’selle Cécile, Mon Colonel et la totalité du bestiaire en folie qui peuple votre blog préféré plus mon moi-même votre Q.I., nous nous associons pour vous souhaiter une époustouflante fête de vingt-quatre décembre, encore un peu en deux mille dix ! (ouf, et tout ça sans respirer)
Bisous, biz, kiss, smack, grosse lèche, j’en passe et des plus baveuses ….





