Les Larmes du Vésuve…


septembre 14th, 2013

Gloutonne, Glouton,
Goulue, Goulu,
Gourmande, Gourmand,
Bouffeuse, Bouffeur,
Goulafre, Toi Même !
La Luidgi, Mon Miroir,
Ma Cuisine, Mon Colonel,
Une Escadrille, Un Ange Déchu,
Ma Stratégie, Un Vernissage,
Une Manifestation, Un Sculpteur,

Fiston,
Mon Amour,

Lecteurs Chéris,

Pierre fait son âge…
Des semaines que je retournais le problème dans tous les sens.

Comment aborder l’homme au glouton ?
J’en étais arrivé à mettre mes scénarios en scène et les jouer devant mon miroir histoire de voir si j’étais crédible. Mais j’avais beaucoup de mal à convaincre le miroir !
Je dus me résoudre à faire appel à un avis extérieur.
Sans en dévoiler le but final je demandai à la Luidgi de me venir en aide. Ma question (à la Luidgi) était : suis-je crédible ? Je lui disais qu’il s’agissait d’un jeu de rôle interministériel et comme je n’avais jamais participé à ce genre de manifestation, il me semblait lui dis-je, que je devais m’entraîner pour ne pas faire honte à mon équipe et au service des archives auxquelles nous étions si fiers d’appartenir.
Elle me comprit (la Luidgi) et me félicita pour mon esprit d’équipe et mon sens des responsabilités, elle allait même me citer en exemple auprès de ses petits neveux qui disait-elle  » ont perdu tout sens des réalités, que c’était très triste, que sa sœur avait beaucoup de mal avec eux etc., etc.  » je n’en demandais pas tant.

Mon bel immeuble, quatrième étage, mon appartement, mon miroir, La Luidgi, votre serviteur c’est-à-dire moi-même et comme seul témoin mon miroir. Mon Colonel était resté dans la cuisine, il ne voulait pas assister à ça !

Moi :

–  « Hum, hum, dites-moi mon garçon nous nous connaissons me semble-t-il ?
–  Vous étiez au vernissage de ce sculpteur suédois à la galerie Sérum Lactescent, non ? »

La Luidgi me regardait effarée avec de gros yeux ronds, j’y avais vu passer une escadrille d’anges déchus, une caravane et des chiens à pois verts.

La Luidgi :

–  « Ma qu’est-ce que c’est que ce Suédoise fa dans li sérum… qué l’homme qui conduit une gloutone il va pas au vernissage d’oune Suèdoise qui fait de la sculptoure Lactescente, l’homme au gloutone y va penser que tou té foutre de sa guolle ! »

Y’avait rien à dire, la Luidgi venait de mettre son sens commun dans la balance et ça faisait mal, très mal !

 

glout 4


Nous poursuivîmes l’exercice…

Moi :

–  « Dites-moi mon brave, je pense que cela suffit maintenant…  J’ai téléphoné au service des voiries pour me renseigner à votre sujet et quand je vous ai décrit, ils m’ont dit qu’ils ne connaissaient personne qui pouvait correspondre à votre signalement !
– Vous êtes démasqué mon garçon, il serait plus facile de tout me dire maintenant ! »

La Luidgi :

–  « Ma je n’y crois pas, c’é dou bluffe, ça hé évident qu’é vous n’avez pas téléphoné, Mâââ vous savez pas mentir…
alo’s vous devez di’e la vé’ité voilà, c’é tout ! »

Elle avait raison, j’étais à ce point prévisible simplement parce que je ne savais pas mentir !
Je devais revoir ma stratégie, il me fallait l’aborder (l’homme au glouton) de front, sans détour, cartes sur table, droit dans les yeux, (que je ne verrai pas) paf ! ( Tiens pourquoi « paf »?) ( Ne sais pas, cela m’a pris comme ça … subitement… ?)
Demain je sortirai de mon appart, me dirigerai vers l’homme au glouton, me camperai devant lui… et sans détour lui dirai…

Mais bon, ça c’est pour demain… si !

À ces mots mon Colonel sortit de la cuisine  » Mââdame Luidgi j’ai un excellent Lacryma Christi del Vésuvio vous allez me goûter ça !  »

Je les ai laissés avec la bouteille de Lacryma Christi del Vésuvio et me suis retiré… dans la cuisine…
Mais demain… demain… demain ! demain ?


10 Responses to “Les Larmes du Vésuve…”

  1. La 41ème Unité Albert 1er on septembre 14, 2013 23:29

    A cette heure-ci, nos baladins dorment (les pauvrets). Un grand frère, qui tient légitimement à garder un anonymat cautionné par l’Église catholique, apostolique et romaine (salut fiston) ne manquerait d’approuver un pieux silence.
    Nous nous trouvons en effet par trop fatigués, à cette heure si peu chrétienne, que pour livrer un quelconque commentaire que nous tenons de réserver à un quidam signifiant.

    Du paracétamol peut convenir, à défaut d’aspirines.

  2. Q.I. on septembre 15, 2013 10:28

    Cher frère de la 41ème, je ne saurais trop vous mettre en garde contre les effets dévastateurs de l’abus du vin de messe, surtout si d’aventure vous deveniez un père vert pour avoir trop eu foi en votre foie !

  3. Cowstar & Cravache on septembre 16, 2013 14:54

    Le Glouton serait-il une sorte d’hommage masculin à « La Goulue » chère à Toulouse Lautrec ?

    J’ai du mal à trouver le lien entre la lave qui jaillit et une motocrotte de banlieue qui va inévitablement s’étrangler devant la première bouze baveuse de The Vache.

    Quant aux petits scouts désespérément catho’s, bien que par définition ils soient toujours prêts, je ne vois pas ce qu’ils viennent dans cette aventure.

  4. Q.I. on septembre 17, 2013 9:59

    Y’en a des largués là ???

    Bon… Les larmes du Vésuve est la suite de :
    Qu’est-ce que t’as à me regarder comme ça mon p’tit gars ?
    http://www.thevache.net/2013/08/01/quest-ce-que-tas-a-me-regarder-comme-ca-mon-ptit-gars/
    qui est lui même le suite de :
    un homme avec des Ray Ban…
    http://www.thevache.net/2013/07/23/un-homme-avec-des-ray-ban/

    Messieurs il faut prendre des notes !!! Si !

  5. Cowstar & Cravache on septembre 17, 2013 19:28

    Si maintenant il faut relire la moitié du web pour « suivre » cette aventure, je crois que je vais m’abonner à « Voici » ou à « Détective » et ma vie deviendra beaucoup plus simple.
    Il y a aussi « Réussir Bovin viande » pour le côté bouzeux de la chose, mais je n’y suis pas attaché à ce point.
    L’avantage de ces gazettes par rapport au site « The Vache », c’est qu’elles tapissent merveilleusement le bac du chat, alors que mon iPad, lui, suscite quelque peu d’hésitations et d’inconfort à ce pauvre Félix qui, il est vrai n’est plus tout jeune et surtout n’est pas prêt à moderniser ses habitudes.

    Quant au « Glouton », motocrotte en forme d’éléphant dont la trompe énormément, nous, les lecteurs, n’en avons que faire, et nos aspirations sont toutes autres que celles de cette machine infernale, heureusement pour nous d’ailleurs.

    A bon aspirateur, salut….

  6. Jean DemesDeux on septembre 17, 2013 19:30

    Avant tout, les largués de service sont gré des précieuses références qui précèdent (lesquelles donc ne suivent pas, contrairement aux usages en vigueur sur ce site quelque peu sans queue ni museau)

    Ainsi donc le mystère continue de s’épaissir… Le grand homme au glouton paré de Ray Ban (ou peut-être est-ce l’inverse ?) a-t-il bien été engagé par la galerie Sérum Lactescent, dans le cadre d’une performance de la machine Cloaca ? Sa débouzailleuse est-elle en mesure de contrer The Vache marquant son territoire ? Quand donc prendront fin les tergiversations i-quidamesques qui tant nuisent aux progrès de l’enquête sur la disparition d’Augustin Presler ? Comment expliquer la présence si opportune de Mon Colonel dans la cuisine ?
    Attention, là je vous arrête d’emblée, car je pense être en mesure d’apporter quelques précisions révélatrices. En effet, et peu le savent (même Q.I. l’ignorait tiens, si !), mais cette sympathique baderne se trouve être à l’origine de la création de la galerie Sérum Lactescent (noooon ?). Financée à l’aide de la récupération d’une partie des cautions appliquées aux contenants qui encombrent son home, ce haut lieu de culture fut ainsi appelé en hommage à une hypertriglycéridémie que notre officier bra-vache aurait contractée suite à une consommation d’alcool jugée excessive par les rares médicastres qu’il a consenti à consulter. Con… euh qu’on se le dise.

  7. Q.I. on septembre 18, 2013 17:59

    Je vais y aller de mon propre « Certes ! »

    Et que tout est une question de viscosité de confiture…
    Pour ma part je préfère celle-ci un peu moins poisseuse :

    – « Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sûres,
    L’eau verte pénétra ma coque de sapin
    Et des taches de vins bleus et des vomissures
    Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

    Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
    De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
    Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
    Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

    Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
    Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
    Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,
    Fermentent les rousseurs amères de l’amour ! »

    blurps !

  8. Cowstar & Cravache on septembre 18, 2013 19:54

    Et le confiturier n’avait que 17 ans quand il a écrit cela…
    Quelle destinée…

  9. Jackouille on septembre 22, 2013 16:30

    Tout l’ardennais !

  10. Willy Tredelet on octobre 25, 2013 0:10

    Encor’ un beau poème bien bateau, mais ceci ne répond pas à la question:
    Les larmes du Vésuve volent quand ?

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