Une idée diabolique !
Mes Archives, Son Manuscrit,
Augustine, Auguste,
Drew Barrymore, Elliott,
Ma Tasse, Mon ice Tea,
Fiston,
Mon Amour,
Lecteurs Chéris,
Pierre, The Vache phone home!
- Mais, pourquoi allez-vous me dire ?
Il poursuivit son récit sans attendre de réponse.
- Vous l’ignoriez sans doute, mais cela fait très longtemps que nous vivons dans le même quartier, quand j’ai appris que vous travailliez au service des archives de cette belle administration, je sus que vous étiez la personne que je cherchais depuis des années.
- Encore fallait-il que je vous mette sur la voie, sur la piste de The Vache. Le seul but que je poursuivais, atteindre les archives nationales et tout ce qu’elles recélaient sur The Vache à travers notre Histoire.
- Mais je ne pouvais pas vous en parler directement. À ce moment-là vous m’auriez ri au nez et envoyé paître ailleurs.
C’est alors me dit-il, qu’il me vint une idée »diabolique », lui avait employé »géniale ».
Je craignais le pire et je ne fus pas déçu !
- Et le hasard me donna un petit coup de main, début deux mille huit ma nièce me fit savoir qu’elle était à la recherche d’un emploi. C’était ça mon idée, utiliser un complice au sein même de cette belle administration !
Bordel, c’est pas vrai, alors c’est, c’est…
- Mon cher Q.I., il ne faut pas en vouloir à Cécile, » Mam’selle Cécile » comme vous l’appelez. Elle n’y est pour rien croyez-moi.
- C’est elle qui m’a demandé, » vu la tournure des évènements » de tout vous dévoiler aujourd’hui !
C’était comme si j’avais reçu une gifle.
- Ho, ne prenez pas cet air ahuri, il ne faut rien exagérer. En fait vous avez tout à y gagner, vous verrez.
Là, j’étais KO !
Même Mon colonel trouvait que j’avais une tête bizarre.
Dans la lune ?
ça ne s’invente pas !
The Vache, Augustin,
Cécile, Votre Q.I.
Ma Salle à Manger, Mon Accoutrement,
Ma Table, Son Ciré Marin,
Sa Chaise, Ses Gants,
Fiston,
Mon Amour,
Lecteurs Chéris,
Pierre, ça ne s’invente pas !
Quand j’ai ouvert la porte, Augustin est entré sans dire bonjour, il déplaça la table de ma salle à manger, mit deux chaises en vis-à-vis et recouvrit l’assise de l’une d’elles avec un sac en plastique.
S’adressant à moi :
- Asseyez-vous ! En s’installant lui-même sur celle qu’il avait emballée.
Une scène comme celle-là ça ne s’invente pas, vous cherchez l’erreur, où ont-ils caché la caméra, c’est une blague ?
Mon » invité » insista.
- Asseyez-vous je vous en prie ne perdons pas de temps !
Je m’exécutai à contre gré, j’en étais sûr quelqu’un allait entrer et mettre fin à cette farce, si !
Et si j’avais encore quelques incertitudes sur la » mise en scène » son accoutrement lui, flairait la comédie à plein nez. Chaussé de grandes bottes en caoutchouc d’un vert explosif, d’un ciré marin on ne peut plus jaune et des gants de latex blanc qui animaient ses mains en perpétuel mouvement.
Une fois que je fus assis il commença.
- Mon cher, avant tout il faut que vous sachiez que The Vache ne nous appartient pas !
Et c’était parti ! Un long monologue, un déferlement ininterrompu de The Vache, de symétrie, d’Augustin, de Cécile, d’ethnométhodologie et votre Q.I.
- Un soir dans un troquet populeux etc. Vous reconnaissez, ce sont vos propres mots !
- Puis au moment de m’extraire j’enfilai ma veste et là dans le miroir… à la craie. La Marque !!

- Oui, tout ceci faisait partie d’un dessein que j’avais longuement élaboré, mon cher Q.I., permettez que je vous appelle » mon cher « .
Et bien mon cher Q.I. la marque, c’était moi !
À partir de cet instant je sus que plus personne n’allait plus entrer pour mettre fin à cette mascarade, je vivais réellement un cauchemar !!!!!
Mon colonel, vanille, vodka, pistache, cognac, triple s’il vous plait !
Les Psychovaches | Comments (7)Don’t Approved !
C’est la suite, C’est l’Enchaînement,
De qui se moquait-elle, De qui se moquait-il,
C’est la Pagaille, C’est le bordel,
Fiston,
Lecteurs Chéris,
Pierre, un p’tit remontant !
Sept cents pages blanches, le rapport de Cécile était composé d’une centaine de pages écrites et de plus ou moins sept cents pages blanches, sept cents ! De qui se moquait-elle je vous le demande ?
J’en entends qui disent, « Ben de toi, évidemment ! » Evidemment !
Resituons la scène, je suis » Quand je lis le rapport de Cécile » chez moi et nous sommes un samedi, (je resitue au cas où il y en aurait qui ne suivent pas, à ceux-là je dirais – il faut prendre des notes les gars ! En plus vous faites perdre du temps aux autres !) je reprends…
Je m’écrie donc » Mais de qui se moque-t-elle ! « .
J’empoigne mon téléphone et j’appelle la Cécile, qui ne répond pas évidemment.
Machinalement j’égrenais à toute vitesse les pages blanches du rapport de Cécile, je le fis plusieurs fois, histoire de me calmer. À un moment un léger détail retint mon attention, toutes les pages n’étaient pas blanches, je l’ai vue passer, tout à la fin, je feuilletais les dernières pages une à une. Entre la sept cent quatre-vingt-troisième et la sept cent quatre-vingt-cinquième, une note écrite à la main : » Aujourd’hui, vous aurez une visite ! » ?
Cette phrase n’a pas encore fini de tourner dans mon cerveau… qu’on frappe à ma porte !!!
Suspendu, le rapport dans les mains, je suis partagé, la porte, le mot de Cécile, ouvrir, ne pas…
Non, non, suis-je bête c’est une coïncidence, pur hasard !
Personne ne peut savoir que je suis en train de lire ces mots-là, à cet instant, personne !
À cet instant je suis un somnambule qui se lève et se dirige vers la porte, pose sa main sur la poignée et … paralysé, je ne peux rien faire, pas même penser.
De l’autre côté une voix s’impatiente et me crie » N’ayez crainte, ce n’est que moi ! » Je connais cette voix, dans mon cerveau les pensées se bousculent, qui est-ce ? Cette voix je la connais pourtant, c’est le bordel dans ma tête, » Brain sallad surgery » je n’arrive pas à mettre un nom dessus !
La voix ne me laisse pas de répit, » C’est Augustin Presler ! » mes forces m’abandonnent, Cécile qu’as-tu fait et Augustin Presler là sur mon palier à moi, c’est de trop !
Là je sens bien que je dois marquer une petite pause, si, si !
Rien que de le raconter, j’ai les jambes qui tremblent, si si !
Il faut que je boive un remontant, j’ai la tête dans ….
Oui merci, Mon Colonel !
Brain Salad Surgery !
Salade, Saladier,
Macédoine, Massez Vous,
Romaine, Romain,
Niçoise, Honni Soit Qui Mal Y Pense
Liégeoise, Liégeois,
Laitue, Ne l’es-tu pas,
Scarole, Lewis,
Lise Bergue, Iceberg,
Fiston,
Mon Amour,
Lecteurs Chéris,
Pierre, c’est quoi cette salade ?
Il était face à moi et ne disait rien depuis au moins trois minutes.
Il me fixait intensément, histoire de lire l’effet de ses révélations sur mon visage. Celui-ci devait ressembler à un livre ouvert, Augustin Presler opinait du chef genre « je comprends, je comprends… ». Bordel, c’est long trois minutes !
Cette mimique condescendante eut le don de m’exaspérer !
- Augustin Presler vous êtes un grand malade et un manipulateur !
J’avais dit ça sur une longue expiration grasse et appuyée, je voulais que ça ressemble à une gifle. Mais cela n’eut aucun effet sur cette face de sycophante !
Le quinze juillet M’am selle Cécile me remettait le rapport de l’enquête qu’elle avait faite sur Augustin Presler.
Nous savons qu’A.P. avait postulé ici même, dans cette belle administration, au poste que j’occupe précisément aujourd’hui, il y a déjà presque dix ans le 19-9-91 pour être parfaitement précis et symétrique. » Qu’est-ce que je raconte moi… Précis, voilà tout, Je n’en ai rien à faire que ce soit symétrique moi ! «
Et puis plus rien…
Je veux dire, dans le rapport de Cécile, plus rien ! Je tourne la page, rien page blanche. Et la suivante, blanche ! Et la suivante et la suivante…
J’étais blanc moi aussi, si !
Hooo, foutez-moi la paix Mon Colonel, j’en ai rien à battre que vous prépariez une salade de cervelle à la je ne sais quoi !
Les Psychovaches | Comments (7)Who are you ?
Well, who are you? Who are you? Who, who, who, who?
I really wanna know. Who are you? Who, who, who, who?
Tell me, who are you? Who are you? Who, who, who, who?
‘Cause I really wanna know. Who are you? Who, who, who, who?


