Augustin, suite …


mai 7th, 2010

Augustin reprit :

- En ce qui concerne ma santé vous pouvez constater que je vais parfaitement bien. Et ce n’est pas grâce aux catarhiniens des hôpitaux que je le dois, rendez-vous compte, après mon malaise je me suis réveillé dans cet hôpital en chambre commune !
J’ai immédiatement exigé une chambre individuelle stérile sous flux laminaire, plus une semaine à leurs frais avec un cortège de tests en tout genre, pour voir si je n’avais pas contracté une chaude-pisse dans leur canfouine pour élevage en batterie.
Inutile de vous dire que j’ai fait recommencer les tests plusieurs fois.
Il en est des médecins comme des avocats, la seule différence c’est que l’avocat se contente de vous voler alors que le médecin vous vole et vous tue par la même occasion.
Tout ce que je réussis à dire :  Ha oui  … ?

- Maintenant que vous voilà rassuré sur mon état de santé, vous pourrez faire votre rapport aux dindons qui habitent cet immeuble, cela m’évitera d’avoir un défilé de « courtoisie » devant ma porte.
Il y eut un long silence… je n’arrivais pas à reprendre mes esprits, la scène était surréaliste.

 corde5.JPG


- Bon, puisque je vois que votre conversation est pleine d’esprit et d’à-propos, je vais vous laisser partir, vous reviendrez quand vous aurez révisé, surtout ne vous pressez pas, prenez des notes, je suis un homme très occupé et je n’ai pas de temps à perdre avec la courtoisie.

Je fus raccompagné sur le palier.
- Vous pouvez me rendre mes patins maintenant !
Je ne savais plus où j’en étais : - Oui les patins excusez-moi…
- Et puis non, c’est moi qui vous contacterai, vous savez The Vache, il y a des choses que vous ignorez !
La porte s’était refermée aussi violemment qu’elle s’était ouverte !

Tout cela avait été si vite… qu’est-ce que j’étais venu chercher, je ne sais plus … la corde pour me pendre peut-être ?

Mon colonel enfonça encore un peu le clou, devant moi un grand verre de Mort Subite  !

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9 Responses to “Augustin, suite …”

  1. Willy Tredelet on mai 8, 2010 0:28

    Celui qui osera mettre sa tête là-dedans…est un casse cou !

  2. Cowcaïnomane on mai 8, 2010 13:52

    Encore un “cou” tordu de the vache.
    Attention, dans un escalier la marche la plus dangereuse, c’est la marche funèbre !

  3. Cowtractuel on mai 8, 2010 18:49

    @ Q.I.
    Vous qui êtes fonctionnaire, savez-vous que dans l’administration, l’escalier est le lieu ou les gens qui arrivent en retard croisent ceux qui partent en avance ?

  4. Mheuthodique on mai 9, 2010 14:33

    Nous payons des impôts pour rétribuer des fonctionnaires chargés de veiller à ce que nous payions bien nos impôts afin de rétribuer d’autres fonctionnaires.

  5. Jean Poiret on mai 9, 2010 14:35

    Au premier temps de la vache,
    Toute seule dans son pré, elle est là,
    Au premier temps de la vache,
    Y a l’éleveur, y a la bête et y a moi,
    Et ma faim qui bat la mesure,
    La mesure de mon estomac,
    Et ma faim qui bat la mesure,
    Mesure aussi mes fins de mois.

    Une vache à mille francs,
    Comme ce serait charmant,
    Comme ce serait charmant
    Et beaucoup plus tentant
    Qu’un’ vache à deux mille francs,
    Une vache à mille francs.
    Une vache à mille francs,
    F’rait l’filet à cent francs,
    L’rumsteck à soixante francs,
    Le gîte à quarante francs,
    L’aloyau à trente francs,
    La culotte à vingt francs.
    Un’ culotte à vingt francs,
    F’rait la côte à quinze francs,
    La poitrine à douze francs,
    La bavette à dix francs,
    Le collier à huit francs,
    Le jarret à quatre francs.
    Un jarret à quatre francs,
    Ce s’rait intéressant
    Et plus avantageux
    Pour faire un pot-au-feu
    Qu’un jarret à mille francs,
    Un jarret à quatre francs…

    Au deuxième temps de la vache,
    C’est à peine si je l’aperçois,
    Au deuxième temps de la vache,
    Y a du monde entre la bête et moi.
    Il y a l’tueur qui passe la mesure,
    L’transporteur qui lui emboîte le pas,
    Pendant qu’Fontanet nous assure
    Que la viande de la vache ne monte pas.

    Une vache à mille francs,
    En quittant l’Morbihan,
    Devient chemin faisant
    Comme par enchant’ment
    Un’ vache à cinq mille francs
    En arrivant au Mans.
    Un’ vache à cinq mille francs,
    On ne sait pas comment,
    Augment’ de vingt pour cent
    En traversant Le Mans,
    Et d’vient par conséquent
    Un’ vache à six mille francs.
    Un’ vache à six mille francs,
    C’est bougrement tentant,
    C’est bougrement tentant
    Pour les gens d’Orléans
    D’en faire innocemment
    Un’ vache à dix mille francs.
    Une vache à dix mille,
    En sortant de la ville,
    Pris’ dans un tourbillon
    Devient à Arpajon
    Par un calcul habile
    Une vache à vingt mille,
    Cent mille à Montlhéry,
    Deux cents à Juvisy,
    Trois cent mille à Orly,
    Arrivant à Paris,
    À la Port’ d’Italie
    La vach’ n’a plus de prix.
    La vache est aux Gobelins
    Multipliée par vingt,
    Par deux cent cinquante deux
    Au carr’four Richelieu,
    Et par huit cent dix sept
    En sortant d’La Villette…

    Au dernier temps de la vache,
    En rôti, sur l’étal, elle est là,
    Au dernier temps de la vache,
    Y a un monde entre sa viande et moi.
    Et l’Etat, qui prend des mesures,
    L’Etat qui mesure notre émoi,
    Et l’Etat qui prend des mesures,
    Fait monter un peu plus chaque mois.

    De la vache à cent francs,
    On en mangeait autant,
    Autant qu’on en voulait,
    Et plus qu’il ne fallait,
    À midi, au dîner,
    Et dans l’café au lait.
    D’la vache à cinq cent francs,
    C’est déjà plus gênant,
    Moi qu’en mange en moyenne
    Dix kilos par semaine,
    Pour avoir mon content
    Je privais les enfants.
    De la vache à mille francs,
    De la vache à mille francs,
    Il vaut mieux carrément
    Se gaver d’ortolans,
    Et s’offrir des homards
    Tartinés de caviar.
    D’la vache à deux mille francs,
    Ça s’ra pour l’jour de l’an,
    On la mangera truffée,
    Sur un grand canapé,
    On gardera l’foie gras
    Pour les autr’s jours du mois.
    D’la vache à cinq mille francs,
    Ça d’viendra un placement,
    Avec mes lingots d’or,
    Dans mon grand coffre fort,
    J’entass’rai les rumstecks
    Et les coupons d’beefsteack.
    D’la vache à cinq mille francs,
    Ça d’vient décourageant,
    C’est pas qu’on soit méchant,
    Mais un beau jour, pourtant,
    Il faudra bien qu’on sache
    Qu’on n’peut plus suivr’ la vache !

    Oh la vache ! La sale vache …
    Oh la vache nous rendra fous !
    Oh la vache ! La sale vache …
    Oh la vache nous rendra fous !
    Oh la vache ! Oh la vache…

  6. Cowstar & Cravache on mai 9, 2010 16:18

    Bien que ce noeud ait l’air très coulant (comme le café de l’épisode précédent), Q.I. fait toujours de la corde raide.
    Mais nous oublions un point d’une impotence vitale : la compagne d’Augustin !
    Une suce-pendu ? ou plus simplement une suce-pension ?
    Et nous ne parlerons pas ici de l’enfer, vous savez tous pourquoi !

  7. Willy Tredelet on mai 9, 2010 23:02

    Parce que …en rouge l’enfer a rit ?

  8. Lucy Ferh on mai 9, 2010 23:26

    Mais non Willy,
    Parce Satan l’habite !

  9. Bellle Zébu on mai 10, 2010 12:26

    @ Willy Tredelet,
    ça c’est Malin !

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