Augustin, suite …
Augustin reprit :
- En ce qui concerne ma santé vous pouvez constater que je vais parfaitement bien. Et ce n’est pas grâce aux catarhiniens des hôpitaux que je le dois, rendez-vous compte, après mon malaise je me suis réveillé dans cet hôpital en chambre commune !
J’ai immédiatement exigé une chambre individuelle stérile sous flux laminaire, plus une semaine à leurs frais avec un cortège de tests en tout genre, pour voir si je n’avais pas contracté une chaude-pisse dans leur canfouine pour élevage en batterie.
Inutile de vous dire que j’ai fait recommencer les tests plusieurs fois.
Il en est des médecins comme des avocats, la seule différence c’est que l’avocat se contente de vous voler alors que le médecin vous vole et vous tue par la même occasion.
Tout ce que je réussis à dire : Ha oui … ?
- Maintenant que vous voilà rassuré sur mon état de santé, vous pourrez faire votre rapport aux dindons qui habitent cet immeuble, cela m’évitera d’avoir un défilé de « courtoisie » devant ma porte.
Il y eut un long silence… je n’arrivais pas à reprendre mes esprits, la scène était surréaliste.
- Bon, puisque je vois que votre conversation est pleine d’esprit et d’à-propos, je vais vous laisser partir, vous reviendrez quand vous aurez révisé, surtout ne vous pressez pas, prenez des notes, je suis un homme très occupé et je n’ai pas de temps à perdre avec la courtoisie.
Je fus raccompagné sur le palier.
- Vous pouvez me rendre mes patins maintenant !
Je ne savais plus où j’en étais : - Oui les patins excusez-moi…
- Et puis non, c’est moi qui vous contacterai, vous savez The Vache, il y a des choses que vous ignorez !
La porte s’était refermée aussi violemment qu’elle s’était ouverte !
Tout cela avait été si vite… qu’est-ce que j’étais venu chercher, je ne sais plus … la corde pour me pendre peut-être ?
Mon colonel enfonça encore un peu le clou, devant moi un grand verre de Mort Subite !
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